Pourquoi existe-t-il des diamants de toutes les couleurs ?

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diamant bleu - www.pierresmagiques.com

Des impuretés magnifiques des diamants
Les diamantaires et la société De Beers en particulier,  ont classé les pierres selon les quatre « C » que sont cut (taille), colour (couleur), clarity (pureté) et carat (poids).

C’est ce qui fait la qualité, et surtout la valeur d’une pierre. La taille et le poids sont fonction de l’habileté du tailleur et de la forme originale de la pierre. Par contre, sa pureté détermine en partie sa couleur. C’est ainsi que le diamant pur est généralement blanc ou légèrement brunâtre.

Cela va même jusqu’au diamants chocolat, à fort taux d’impuretés en nickel, de moindre valeur. Dans les diamants jaunâtres, quelques atomes d’azote remplacent ceux de carbone. Ils sont facilement identifiables par cette abondance en nickel. Les défauts d’empilement des cristaux ou leur irradiation artificielle conduisent à des effets similaires.

Les diamants roses à rouges sont soupçonnés d’avoir subi des pressions inhabituelles durant leur formation et remontée, mais leur origine est encore controversée.

Par contre, les diamants bleus possèdent des inclusions de bore qui donne cette couleur. Ce sont souvent des pierres d’origine profonde (à plus de 400 km), d’où leur occurrence en certaines mines uniquement. Et surtout, leur rareté qui en fait le prix. Se pose alors la question de la provenance de ce bore, habituellement rencontré à moindre profondeur. Ce serait du bore incorporé dans des serpentines, des roches vertes, entraînées lors de la subduction de la croûte, comme on en trouve dans les Alpes.

On sait, assez facilement recréer les conditions de formation de ces diamants, avec les couleurs au choix, à partir d’appareils à très haute pression et très haute température. De même leur détection est, elle aussi, assez facile, ce qui fait les prix moitié moindres des diamants industriels un critère important.

Des chercheurs du Michigan ont recréé les conditions de pression-température d’une plaque qui subducte, avec des vitesses d’enfouissement de 1 à 10 cm/an, soit 1–10 μm/h. Et effectivement la vitesse de réaction aboutissant à former un diamant décroît à partir de 16 GPa (en gros 400 km), pour devenir inférieure comparée à l’augmentation de pression liée à l’enfouissement de la plaque.

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