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Découverte d’une pierre portant des symboles runiques énigmatiques

Découverte d'une pierre portant des symboles runiques énigmatiques
Photo : Karen Langsholt Holmqvist, NIKU.

Une pierre mystérieuse, dont on pense qu’elle date d’au moins mille ans, a été découverte lors d’une fouille pour un projet de chemin de fer à Oslo, en Norvège. La pierre comporte des inscriptions connues sous le nom de Runes.

Selon les anciennes légendes, les runes étant des pierres d’origine divine dont le créateur ou l’auteur était le dieu Odin cette découverte a surpris les archéologues car il extrêmement rare de trouver un tel objet.

Les origines de l’écriture runique sont incertaines. Beaucoup des caractères du vieux Futhark ressemblent considérablement aux caractères de l’alphabet latin.

D’autres candidats pour être leurs ancêtres sont les alphabets du nord de l’Italie qui datent du 5ème au 1er siècle avant J.-C., tous très proches et descendants de l’alphabet étrusque. La comparaison des graphiques montre des similitudes à de nombreux égards.

Plus de 30 archéologues travaillent sur place, ce qui en fait l’une des plus grandes fouilles en Norvège ces derniers temps.

La surface lisse et légèrement inégale de la face inférieure peut indiquer que l’objet a été utilisé comme outil. Plus près de la fracture, l’objet s’amincit.

Les chercheurs affirment que cette découverte force les chercheurs à réanalyser le niveau d’alphabétisation des habitants d’Oslo médiévale et leur usage d’une langue écrite.

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“Trouver des inscriptions runiques à partir de fouilles archéologiques comme celle-ci est rare et la rumeur s’est répandue rapidement parmi les autres archéologues et dans le bureau du NIKU”, explique Kristine Ødeby, qui dirige le projet de fouilles.

Ce système d’écriture a été utilisé en Norvège et dans d’autres régions du nord de l’Europe au Moyen Âge (500-1450 après J.-C.).

Cependant, la découverte d’objets contenant ces symboles n’est pas courante chez les archéologues, qui ne savent pas encore combien de personnes ont été capables de les interpréter, ni à quel point ils se sont répandus dans le passé.

Les runes, qui sont gravées sur une roche utilisée pour aiguiser les couteaux, semblent être : æ, r, k, n, a.

“Il n’est pas facile de dire ce que signifie l’inscription”, affirment les archéologues de l’Institut norvégien de recherche sur le patrimoine culturel (NIKU).

Les runes peuvent être l’orthographe du nom d’une personne ou les mots “effrayé”, “laideur” ou “douleur”.

“La personne qui a gravé ces runes n’était probablement pas bien formée à cette tâche et était en train d’apprendre”, explique Karen Holmqvist, membre du NIKU et spécialiste de l’alphabet runique, soulignant le fait que la qualité de l’écriture sur la pierre est médiocre.

“Ces résultats contribuent à la notion que l’art de l’écriture runique était relativement répandu en Norvège médiévale.”

Cependant, le niveau de connaissance était faible, beaucoup de ceux qui ont écrit les symboles étaient illettrés, ajoute les archéologues, qui disent que chaque symbole servait non seulement de lettre mais avait aussi une signification plus abstraite en soi.