Les métaux et les pierres précieuses en alchimie Egyptienne


Les métaux et les pierres pierres précieuses en alchimie Egyptienne

Les minéraux bleus et verts sont les seuls qui soient inscrits en Egypte dans la liste des métaux.

Cependant il convient de faire aussi mention d’autres pierres précieuses égyptiennes, telles que le chenem, rubis, pierre rouge, émail ou verre rouge ;
Le nesem, substance blanc clair;
Le tehen, topaze, jaspe jaune, émail ou verre jaune.
Le hertès, couleur blanche, quartz laiteux peut-être aussi stuc, émail blanc et autres corps équivalents au titanos, mot qui veut dire chaux en grec.

Ces substances, que nous rangerions aujourd’hui à côté du mafek et du chesbet, n’y figuraient cependant pas en Egypte ce qui manifeste encore la diversité des conceptions des anciens, comparées aux nôtres.

Pour compléter ce sujet et montrer l’étendue des rapprochements faits par les premiers alchimistes, il convient de citer une liste des corps associés à chaque métal la liste de ses dérives, tous corps compris sous le signe fondamental du métal, comme on le ferait aujourd’hui dans un traité de chimie.

Cette liste paraît fort ancienne, car elle précède immédiatement celle des mois égyptiens, elle comprend les sept signes des métaux, assimilés aux sept planètes et constate des rapprochements étranges.

Le mot plomb est suivi par celui de la litharge et du claudianon (alliage de plomb et d’étain), qui s’y rattachent directement, et le mot fer par ceux de l’aimant et des pyrites.

Le signe de l’étain (cassiteros) comprend en même temps le corail, toute pierre blanche, ce qui rappelle les émaux puis la sandaraque, le soufre et les analogues.

Sous le signe de l’or figurent, avec ce métal, l’escarboucle, l’hyacinthe, le diamant, le saphir et les corps analogues c’est-à-dire les pierres précieuses les plus brillantes et les plus chères.

Après le signe du cuivre [chalkos), on lit la perle, l’onyx, l’améthyste, le naphte, la poix, le sucre, l’asphalte, le miel, la gomme ammoniaque, l’encens.

Le signe de l’émeraude comprend le jaspe, la chrysolithe, le mercure, l’ambre, Poliban, le mastic.

La place assignée au mercure est significative, ce métal n’apparaît pas comme chef de file dans la vieille liste des métaux mais il est rattaché à une rubrique antérieure, celle de l’émeraude (chesbet), dont il semble avoir pris plus tard la place dans la notation symbolique.

Le signe de l’argent embrasse le verre et la terre blanche.

Cette liste établit des rapprochements curieux et dont la raison avec nos idées actuelles est difficile à expliquer.

Les analogies qui ont présidé à la construction de semblables classifications sont difficiles à retrouver aujourd’hui.

Cependant, rappelons-nous que l’emploi de signes et de mots compréhensifs a toujours existé en chimie.

Ceux qui liront, dans quelques siècles, le mot générique éihev, appliqué à des corps aussi dissemblables que l’éther ordinaire, le blanc de baleine, les huiles, la nitroglycérine, la poudre-coton, le sucre de cannes, sans connaître les théories destinées à grouper tous ces corps, unis sous la définition d’une fonction commune, n’éprouveront-ils pas aussi quelque embarras ?

Quoi qu’il en soit, on remarquera que les pierres précieuses sont jointes aux métaux dans la vieille liste alchimique, aussi bien que dans la liste fondamentale des anciens Égyptiens.

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